Charles Franquet Franqueville

Résumé

Charles Franquet Franqueville Histoire de Bourbilly (1907)

Elle aimait les pauvres du bon Dieu, Elle, s'écria-t-il, avec un profond soupir. Et, étendant son bras amaigri, il me montrait, du doigt, le château de Bourbilly. Hélas! Monsieur, dans les mauvais jours, il s'est trouvé des malheureux pour oser porter une main coupable sur son château. Ils ont profané sa chapelle; ils ont détruit notre four ; mais cela ne leur a pas porté bonheur.... Ah! combien nous en avons été affligés! Nous autres pauvres du Morvand, nous aimons bien Mme de Chantal ; et je ne puis jamais passer ici, sans me recommander à sa charité.
Source : Gallica

Charles Franquet Franqueville Histoire de Bourbilly (1907)

Le château, devenu ferme, était dans le plus fâcheux état. En réalité, depuis deux siècles et demi, c'est-à-dire depuis le départ de sainte Chantal, il n'avait pas été véritablement habité. En effet, ainsi qu'on l'a vu, Mme de Sévigné n'y était venue qu'à de longs intervalles et rarement elle y avait fait de longs séjours. Mme de Grignan n'y avait guère paru, et jamais, sans doute, Mme de Simiane n'y avait mis les pieds. Quant aux Chartraire et aux Montigny, ils résidaient, soit à Ragny, soit à Bierre, et Bourbilly n'était, pour eux, qu'une terre de rapport.
Source : Gallica

Charles Franquet Franqueville Histoire de Bourbilly (1907)

Ce château allait devenir le foyer du jeune ménage.
L'hiver, comme d'habitude, avait interrompu la guerre 2, et Chantai put jouir, pendant quelques mois, de son bonheur domestique. « Les deux époux, dit un témoin entendu au procès de canonisation, offraient le modèle du plus saint mariage qu'on puisse concevoir; n'ayant qu'un coeur et qu'une âme, la sainte entourant son jeune époux de vénération et d'obéissance, l'aimant tendrement, ardemment et honnêtement, en étant à son tour chérie et honorée de la plus intime confiance. »
Source : Gallica

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