Résumé

Les deux filles de sainte Chantal… (1882)

Entre tous, monsieur de Foras méritait cette affection et ces regrets pour avoir consacré à madame de Chantal et à saint François de Sales un culte presque aussi tendre, profond et respectueux que celui que madame de Toulonjon leur rendait elle-même.
Souvent le bon Dieu, pour mieux sanctifier ceux qu'il aime, multiplie pour eux les sacrifices, et ne leur laisse aucun sursis. Madame de Toulonjon devait l'éprouver ; car la santé, qui est un autre bien dont on ne connaît guère le prix que quand on l'a perdu, commençait dès lors à faire défaut à la vénérable dame.
Source : Gallica

Les deux filles de sainte Chantal… (1882)

Après la perte de ceux qu'on aime, les heures de notre existence qui leur étaient consacrées se trouvent inoccupées ; chacun a senti l'amertume de ce vide, et s'est écrié que rien ne pouvait le combler ; car comment remplacer dans la vie l'habitude d'un dévouement journalier que le cœur inspirait et dont il était plein ? Madame de Toulonjon serait restée sans soulagement et comme éperdue dans sa douleur si, après la mort de sa bien-aimée fille, elle n'eût reporté vers Dieu la fidélité et l'amour qu'elle ne pouvait plus donner au cher objet de ses regrets.
Source : Gallica

Les deux filles de sainte Chantal… (1882)

Outre sa mère, madame de Toulonjon retrouvait à Annecy Jacqueline de Chaugy, sa bien-aimée nièce, qui était au couvent depuis l'automne de 1628. Elle était arrivée là avec l'intention formelle de ne pas se faire religieuse, et on s'était bien gardé de lui faire à cet égard aucune proposition. Elle vivait au milieu des sœurs en pleine liberté, ne songeant qu'à distraire doucement son
esprit des peines passées, quand un jour vint où son âme, tout à coup vaincue par la grâce, s'éprit d'un violent amour des biens éternels.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature