Marcellin La Garde

Élements biographiques

Portrait de Marcellin La Garde Marcellin La Garde L'Enfant du carrefour maudit (1792-1815… (1883)

Marguerite, qui avait Albert en face d'elle, éprouva un moment d'effroi en le voyant pâlir, trembler, se tenir à une chaise pour ne pas tomber à la renverse.
— Albert, qu'avez-vous donc ? demanda-t-elle d'une voix étouffée.
— Non, murmura le jeune homme, comme se parlant à lui-même, non, il n'y a pas à s'y tromper ; c'est elle, c'est la montre de ma mère !
— La montre ovale ! exclama Hubert Defrêne ; celle dont a si souvent parlé M. Durel ?
— Oui, je la reconnais. Cet homme était donc un des assassins du Carrefour Maudit. Et c'est moi qui l'ai envoyé à la mort !
Source : Gallica

Portrait de Marcellin La Garde Marcellin La Garde L'Enfant du carrefour maudit (1792-1815… (1883)

Comte Marcel de Tavanes, dit-il, je connais toutes les familles, tous les hommes qui ont servi noblement et vaillamment la France, à toutes les époques. Donc, je connais l'histoire de votre famille, je connais la vôtre. Bien souvent, j'ai regretté de voir votre illustre épée rester au fourreau ; j'y aurais fait appel, si je n'avais respecté le sentiment qui vous tenait à l'écart. Comte, soyez le bien venu. Je suis déjà informé par le capitaine Albert du motif de votre visite ; et, tenez, j'avais même préparé la lettre de grâce de votre gendre, le chevalier Paul du Maine.
Source : Gallica

Portrait de Marcellin La Garde Marcellin La Garde L'Enfant du carrefour maudit (1792-1815… (1883)

Un quart d'heure après, dans une scène aussi touchante que solennelle, le père et le fils, pour lesquels aucun doute n'était plus possible devant le portrait de la comtesse, dont Albert ne s'était jamais séparé depuis qu'il l'avait en sa possession, le père et le fils, disons-nous, rendaient grâce au Ciel de l'événement qui les avait amenés l'un et l'autre en présence de l'Empereur, — lequel, vivement ému lui-même, prononça ces mots, comme se parlant intérieurement: — Oui, oui, les événements de ce monde ont souvent d'étonnantes liaisons, invisibles à nos faibles yeux.
Source : Gallica

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