Résumé

François de Boyvin du Villars Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France… (1884)

Pas ne demeure aux affligés seigneurs Le mesme esprit qu'ils avoyent aux bonheurs, dict Plutarque. i Il vieillit aux uns plus qu'aux autres : les temeraires, ardens, bilieux, choleriques, l'âge les meurit ; les mornes et flegmatiques en jeunesse ont du desavantage en vieillesse. Rien n'est où l'entendement soit si nécessaire qu'aux armes, où l'on hasarde à toute heure vie, bien et honneur ; il se pert en un quart d'heure ce qui s'est acquis en toute la vie.
Source : Gallica

François de Boyvin du Villars Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France… (1884)

La conduite des affaires de France n'a piété ny magnanimité; les catholiques ne doivent favoriser les heretiques, les souverains les rebelles ; c'est se perdre de peur de se perdre, changer d'apprehension de l'advenir au peril present; c'est donner son bien à jouer à moitié perte, non à moitié gain: acheter en vain un peu de paix pour une longue guerre, nourrir le party qui sappe l'estat, à la ruyne de la posterité royalle, quitter le choix aux Espagnols de se declarer en heure opportune.
Source : Gallica

François de Boyvin du Villars Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France… (1884)

Les entreprises sans ou par intelligences, par escalades ou surprises de portes, sont fautives ; les intelligences sont les plus certaines : une femme, un bruict, une inconsideration de soldats, arrivée d'une heure trop tost ou trop tard, l'espouvante, la crainte, rompt le dessein. Celles qui sont faictes comme celle de Calais, avec premeditation et préparatifs, arrivant à l'improviste avec une armée et artillerie, sont les plus seures.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature