Résumé

Michel de Castelnau Mémoires de Michel de Castelnau

Il déconcerta toutes les intrigues que formèrent les protestans, et il ne négligea aucun moyen d’adoucir le sort de Marie Stuart, dont la captivité devenoit chaque jour plus rigoureuse. S’il ne put rien obtenir pour cette princesse, il retarda du moins son supplice, qui n’eut lieu que deux ans après qu’il eut quitté l’Angleterre (18 février 1587) . Élisabeth, dont il contrarioit quelquefois les desseins, lui rendoit pleine justice ; et, dans une lettre qu’elle écrivit à Henri III, elle s’exprima ainsi : Castelnau est digne de manier une plus grande charge.
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Michel de Castelnau Mémoires de Michel de Castelnau

En ce temps-la Sommerive assiégea la ville de Cisteron, que Mouvans fut contraint d’abandonner et se retirer la nuit à Grenoble ; et en toute la Provence il ne demeura pas une seule ville aux huguenots, contre lesquels on exerça des cruautés plus grandes qu’en nulle autre province. Aussi cette contrée est la plus méridionale de France, où les esprits sont fort passionnez et vindicatifs.
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Michel de Castelnau Mémoires de Michel de Castelnau

Tant y a qu’il n’y avoit personne au conseil du Roy qui ne fust d’opinion que l’on fist la paix.
Long-temps auparavant le cardinal de Lorraine estoit allé au concile de Trente, lequel fut si fasché de la mort du duc de Guise et du grand-prieur, ses frères, qu’il ne se travailloit d’autre chose ; et beaucoup de catholiques, qui avoient tant souffert en si peu de temps, ne demandoient pas moins la paix que les huguenots, les uns et autres fort lassez de la guerre.
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