Résumé

Jules Delaborde François de Chastillon, comte de Coligny (1886)

Mais il connaît le cœur de Marguerite d'Ailly, et il est certain, en fait d'abnégation comme de tout autre exercice de la foi chrétienne, de n'être jamais démenti par elle. Quel privilège pour deux cœurs aimants et fortement trempés que de se tenir à la hauteur des mêmes sentiments, et que de pouvoir s'appuyer l'un sur l'autre dans les épreuves les plus austères de la vie !
Nous entendrons bientôt Chastillon lui-même parler, en termes émus, à sa femme, de l'accueil qu'il vient de recevoir en Suisse.
Source : Gallica

Jules Delaborde François de Chastillon, comte de Coligny (1886)

Alors quel surcroît d'angoisses ! que de larmes versées par Jacqueline d'Entremonts, par les enfants, par tout leur entourage ! Rien toutefois ne saurait arrêter Coligny quand le devoir l'appelle; il part, non sans envisager les difficultés du présent et les sombres perspectives de l'avenir, mais ne désespérant pas du succès final de la cause au service de laquelle il est prêt à tout sacrifier, même sa vie.
Source : Gallica

Jules Delaborde François de Chastillon, comte de Coligny (1886)

Quelque douleur qu'éprouvassent Chastillon, d'Andelot et leur sœur, à la vue des déplorables fins de non-recevoir opposées par l'autorité souveraine, en France comme en Savoie, à tous ceux qui, de diverses parts, réclamaient que justice fût rendue à Coligny, à sa veuve et à ses enfants, cette douleur n'alla pourtant pas, chez ceux-ci, jusqu'au découragement : loin d'émousser la délicatesse de leurs sentiments, elle la mit, au contraire, de plus en plus en relief. Les saintes traditions de dévouement à la famille et de sympathie pour les chrétiens opprimés n'avaient pas péri avec l'amiral
Source : Gallica

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