Ludovic Lalanne

Résumé

Ludovic Lalanne Brantôme, sa vie et ses écrits (1896)

Voici la fin d'une oraison funèbre qui laisse bien loin derrière elle les louanges de Brantôme : « Qu'il me soit permis d'espandre sur son tombeau des fleurs que les Muses par mes mains luy présentent; d'offrir des lys à sa pureté, des roses à sa vertu, l'ombrager tout de palmes, le couvrir de lauriers que le seul parterre de ses vertus me fournira avec plus d'abondance que ne feront toutes les princesses des siècles passez. » (Discours funèbre sur le trespas de la reine Marguerite de Valois, jouxte la copie imprimée à Paris. Lyon, 11115, in-8°.)
Source : Gallica

Ludovic Lalanne Brantôme, sa vie et ses écrits (1896)

Ardelay, qui a eu d'autres fois cognoissance De ce grand Dieu d'Amour qui noz cœurs fait aimer, Et qui t'a d'autres fois bravement fait aimer, Pour le faire valoir soustenant sa puissance, Alors qu'il nous fallut partir de nostre France, Qu'un saint désir de Dieu nous fit mestre sur mer, De ces armes d'Amour nous falut désarmer Pour n'estre plus sujet à son obéissance : Ast'eure puisque Dieu nous donne bon retour Il ne se faut pas rendre; et poursuivre l'Amour Il faut mieux que jamais : vous êtes trop honneste.
Source : Gallica

Ludovic Lalanne Brantôme, sa vie et ses écrits (1896)

Brantôme ne laisse pas échapper une occasion de faire l'éloge des vengeurs.
Ainsi il se plaint que l'assassinat de Henri de Guise n'ait pas été vengé, tandis que lui, « ce brave filz, se vengea comme il falloit de tout à la Saint-Barthélemy 3. » Ailleurs, il déplore la mort du fils aîné de M. de Mouy, qui venait de venger sur Maurevert la mort de son père, lâchement assassiné par lui, et qui, après le combat, fut aussi làchement assassiné par un des satellites du tueur du roi. « Il n'eut le loysir du fruit de la vengeance, sinon que la gloire luy en demeura immortelle après sa mort4. »
Source : Gallica

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