Résumé

Marguerite d'Angoulême Poésies publiées sous le nom de Catherine de Médicis par M. Fremy (1884)

DE CATHERINE DE MEDICIS. 23
Madame Elisabeth, née à Fontainebleau le 2 avril 1545, peu de temps
A la fraischeur des ruisseaux... Mais que sert d'estre les filles D'un grand roy; si vous tenez Les Muses comme inutiles, Et leurs sciences gentilles Dès le berceau n'apprenez? Ne craignez, pour mieulx revivre, D'assembler, d'égal compas, Les aiguilles et le livre Et de doublement ensuivre Les deux mestiers de Pallas...
Peu de temps la beauté dure Et le sang qui des roys sort; Si de l'esprit on n'a cure, Autant vaut quelque peinture Qui n'est vive qu'en son mort.
Source : Gallica

Marguerite d'Angoulême Poésies publiées sous le nom de Catherine de Médicis par M. Fremy (1884)

L'expression de notre pensée, dégagée des influences contemporaines, peut aujourd'hui se manifester librement. L'heure n'est-elle pas venue pour la postérité, qui rend ses arrêts sans passions et sans haine, de discerner, ainsi qu'ils l'ont fait, ce qu'il y eut de grand dans le caractère de la reine mère? On ne saurait désormais, sans fausser l'histoire, méconnaître l'amour passionné de Catherine de Médicis poulies belles lettres et pour l'art le plus élevé.
Source : Gallica

Marguerite d'Angoulême Poésies publiées sous le nom de Catherine de Médicis par M. Fremy (1884)

Catherine de Médicis ouvre la fenêtre, détache son couvre-chef pour mieux entendre, et se rend compte enfin des sons étranges et mystérieux qui frappent son oreille. C'est le choeur des voix plaintives de la nature ; les fleurs des parterres, les arbres du rivage, s'unissent aux nymphes des eaux pour pleurer le départ de cette fille de France qui faisait naguère leur joie et leur orgueil. Ce chant de douleur rappelle à la reine mère le souvenir de son bonheur disparu ; elle regagne ses appartements l en dévorant ses larmes et prête
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Source : Gallica

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