Résumé

Ronsard : la trompette et la lyre… (1985)

Attaché à sa terre natale, dont il chante volontiers les louanges, à son Loir, à sa forêt de Gastine, à sa fontaine Bellerie, Ronsard sait en percevoir les choses et les gens. Il aime aussi à concentrer son regard sur un objet,
« Un seul Chesne, un seul Orme, un Sapin, un Cyprès », et célèbre longuement le souci, le pin, le rossignol ou le chat.
Mais, au-delà des apparences, il quête, à travers elles, l'être qui les habite. S'il s'arrête aux choses, c'est pour interroger leur mystère. Séduit par leur lumineuse réalité, il n'est pas moins attentif à leur fragilité muable.
Source : Gallica

Ronsard : la trompette et la lyre… (1985)

Toute la poésie des Hymnes s'inscrit, dans ce clair-obscur de notre condition, entre notre attachement à un monde qui se dérobe à notre prise et notre aspiration à une autre vie, entre la tentation de penser que le monde est tout entier livré au caprice de la Fortune et l'espérance en une Providence attentive ; elle célèbre la puissance de la Philosophie qui fait dévaler le Ciel en terre et "comme un jouet" nous le met entre les mains et, tout ensemble, l'immensité inaccessible du Ciel qui est à la fois la manifestation et seulement l'ombre de Dieu.
Source : Gallica

Ronsard : la trompette et la lyre… (1985)

Que nous importe, au fond, que le poète ait rencontré Hélène de Surgères pour la première fois à Paris ? Ce qui a compté, dans sa vie amoureuse et poétique, c'est l'Hélène des sonnets et des stances consacrées à la fontaine qui porte son nom, c'est l'inspiration de Croixval dont le prieur quinquagénaire unissait dans le même temps, mais sans les confondre, l'amour divin et l'amour humain, l'ardeur de ses convictions religieuses et de sa passion sentimentale et charnelle, la violence du combat politique et la douceur du chant amoureux.
Source : Gallica

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