Charles Monselet,
Les Oubliés et les Dédaignés
“ Dorat mourant voyait la vérité, et il avait le droit de la dire, même à son ami. Pourquoi Cubières ne l’a-t-il pas mieux écouté, ou pourquoi a-t-il oublié si vite ses derniers préceptes ? Il n’alla pas au bout de cette épître ; il courut chez Dorat, qui habitait, je crois, rue Jacob. À son chevet étaient réunies mademoiselle Fannier, de la Comédie française, et madame de Beauharnais. Le poëte-mousquetaire tendit la main au poëte-écuyer, et lui dit avec un sourire que la fièvre décolorait : « Je vous ai envoyé de bien mauvais vers, mais ne m’en veuillez pas : ce sont les derniers... » ”
