Résumé

Portrait de Jean-Baptiste-Antoine Suard Jean-Baptiste-Antoine Suard Mémoires et correspondances historiques et littéraires inédits… (1858)

GARRICK A SUARD .
« Mon cher Suard , je ne chercherai point à m' excuser auprès de vous de la liberté que je prends de vous présenter mon ami , le docteur Burney , et de le recommander à votre amitié , car
c' est un homme , fort aimable , très-honnête et très-habile . Il est docteur en musique , et bien que le titre de docteur n' implique pas toujours de grands talents , l' honneur et le génie de sa profession n' en sont pas moins heureusement réunis dans la personne de ce gentleman , mon digne ami . Vous n' avez besoin que de le connaître pour l' estimer et l' aimer .
»
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste-Antoine Suard Jean-Baptiste-Antoine Suard Mémoires et correspondances historiques et littéraires inédits… (1858)

Comment est -il possible qu' on ait pu faire , un moment , regarder comme dangereuse ou suspecte une société qui n' est jamais et ne peut jamais être occupée que de littérature et de grammaire ? Quel ouvrage hardi est jamais sorti de l' Académie ? Quand il paroît un livre contre la religion ou contre le gouvernement , une épigramme ou une satyre contre les gens en place , il est presque démontré que ce ne peut être d' un de ses membres . Si l' on vouloit sûrement enchaîner la plume de l' incrédule et du frondeur le plus audacieux , il n' y aurait qu' à l' appeler à l' Académie .
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste-Antoine Suard Jean-Baptiste-Antoine Suard Mémoires et correspondances historiques et littéraires inédits… (1858)

L' avare
est avare , mais dans son cabinet ; le jaloux est jaloux , mais au fond de son âme ; le mépris attaché au ridicule fait que tout le monde l' évite ; et sous les dehors de la décence , l' unique loi des mœurs publiques , tous les vices sont déguisés ; au lieu que , dans un temps où la malignité n' étant pas encore rafinée , l' amour-propre n' a pas encore pris toutes ses précautions , chacun se tient moins sur ses gardes , et le poëte comique trouve partout le ridicule à découvert . Or , du temps de Molière , les mœurs avoient encore cette naïveté imprudente
Source : Gallica

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