Denis Diderot,
Correspondance littéraire, philosophique et critique…
(1812)
“ Combien de fois M. de Voltaire n'a-t-il pas avoué qu'il y avait dans toutes les pièces de Schakespeare des passages écrits avec une noblesse et une simplicité qui ne se ressentent en rien de la dépravation du goût ou de la corruption des mœurs? Combien de fois n'a-t-il pas avoué que la grande supériorité du poëte anglais consistait dans l'art de dessiner les caractères, de donner à tout un air de vérité, et de produire, malgré les fautes les plus graves et les plus multipliées, les principaux effets que le théâtre se propose ? ”
