Résumé

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot depuis 1753 jusqu'en 1790… (1829-1831)

Pour moi qui ne connais d'autre mérite qu'un zèle ardent à servir la raison et la justice, qui ne trouvai jamais de talent que dans une forte persuasion, de noblesse que dans la bonne foi, de vertu que dans le courage utile; moi qui pour tout voeu n'aspire qu'à m'honorer, jusqu'au tombeau, de mes amis, de mes ennemis, je laisse à jamais vous, vos injures, vos outrages, et je finis ce fatigant polémique, qui vous laissera de longs souvenirs, en vous donnant à vous-même un conseil vraiment utile : Ne songez désormais qu'à mériter d'être oublié.
Source : Gallica

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot depuis 1753 jusqu'en 1790… (1829-1831)

Jamais aucun de nos théâtres n'a vu une foule égale à celle qui assiégeait toutes les avenues de l'Opéra, le jour de la première représentation de Tarare; à peine des barrières élevées tout exprès et défendues par une garde de quatre cents hommes l'ont-elles pu contenir. Si l'auteur vertueux à qui nous devons les Noces, jouées cent fois, croit toujours, comme il le dit dans sa réponse au sieur Kornmann, « que le public n'aime point à s'amuser de l'ouvrage d'un homme qu'il mésestime, » ne doit-il pas être plus convaincu que jamais de l'estime, et du respect que lui a voués l'opinion publique ?
Source : Gallica

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot depuis 1753 jusqu'en 1790… (1829-1831)

Caroline mérite d'être distinguée de la foule des romans que chaque année voit naître et mourir. Les situations en sont neuves et touchantes; le style, à quelques négligences, à quelques incorrections près, est rempli de grâce, de naturel, d'intérêt et de vérité. Ce roman commence par où les autres finissent, par le mariage de l'héroïne. Il est vrai qu'elle n'est pas plus tôt mariée que son mari a la générosité de consentir à se séparer d'elle; il est d'une laideur si effrayante, que sa jeune épousé conçoit pour lui l'aversion la plus insurmontable.
Source : Gallica

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