Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais,
Œuvres complètes
“ À quoi tend cet exorde ? dira le comte de la Blache. — C’est qu’on m’a rendu, monsieur, que vous disiez dans Aix, avec ce dégagement dédaigneux d’un grand homme humilié du plus vil adversaire : « Ne suis-je pas bien malheureux ? il n’y a qu’un Beaumarchais au monde : il faut que le sort me l’adresse ! » Non, monsieur le comte, non : ce n’est pas le sort qui vous adressa ce Beaumarchais. Les deux serpents qui vous rongent le cœur, l’avarice et la haine, vous ont seuls mis sur les bras ce redoutable adversaire. Quoi ! il n’y aura que deux vilaines passions hors de l’enfer ! ”
