Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais,
Œuvres complètes
“ Un pareil témoin méritait bien le démenti, la récusation, l’injure et le reproche. Au lieu de l’apostrophe ordinaire, madame Goëzman rougit, se tait, rêve longtemps, se fait lire une seconde fois la déposition ; on croit qu’elle veut la mieux comprendre, afin de la mieux combattre : elle rougit de nouveau, se trouble, demande un verre d’eau, et finit par dire en tremblant : Madame, nous sommes ici pour avouer la vérité ; dites si je me suis jamais comportée indécemment dans votre boutique, en badinant avec les gens qui y étaient, lorsque je vous ai visitée ? ”
