Saint-Marc Girardin

Saint-Marc Girardin

Résumé

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Oeuvres complètes de Beaumarchais… (1837)

BÉGEARSS, appuyant.
Je le ferai. — Tu sens que l'amour n'est pour rien
dans un pareil engagement. (L'air caressant.) Je
n'ai jamais vraiment aimé que toi.
SUSANNE, incrédule.
Ah! si madame avait voulu...
BÉGEARSS.
Je l'aurais consolée sans doute, mais elle à dédaigné
dédaigné voeux!... Suivant le plan que le comté a
formé, la comtesse va au couvent.
SUSANNE, vivement.
Je ne me prête à rien contre elle.
BÉGEARSS. Que diable ! il la sert dans ses goûts ! Je t'entends toujours dire : Ah! c'est un ange sur la terre! SUSANNE, en colère. Hé bien! faut-il la tourmenter? BÉGEARSS, riant.
Source : Gallica

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Oeuvres complètes de Beaumarchais… (1837)

FIGARO, bas. Va toujours.
LE COMTE , à Figaro. Que voulez-vous ?
FIGARO.
Monseigneur, vos vassaux, touchés de l'abolition d'un certain droit fâcheux que votre amour
pour Madame...
LE COMTE.
Hé bien! ce droit n'existe plus; que veux-tu
dire?
FIGARO, malignement.
Qu'il est bien temps que la vertu d'un si bon maître éclate ! elle m'est d'un tel avantage aujourd'hui , que je desire être le premier à la célébrer à mes noces.
LE COMTE, plus embarrassé.
Tu te moques, ami ! l'abolition d'un droit honteux n'est que l'acquit d'une dette envers l'honnêteté.
Source : Gallica

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Oeuvres complètes de Beaumarchais… (1837)

BÉGEARSS. Il en est un, monsieur, qui m'inquiète beaucoup plus ; je vous trouve un air accablé. LE COMTE. Te le dirai-je, ami? la perte de mon fils me semblait le plus grand malheur. Un chagrin plus poignant fait saigner ma blessure, et rend ma vie insupportable.
BÉGEARSS..
Si vous ne m'aviez pas interdit de vous contrarier là dessus, je vous dirais que votre second fils...
LE COMTE, vivement.
Mon second fils ! je n'en ai point ! BÉGEARSS.
Calmez-vous, monsieur; raisonnons. La perte d'un enfant chéri peut vous rendre injuste envers l'autre, envers votre épouse, envers vous.
Source : Gallica

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