Antoine Ricard

Résumé

Antoine Ricard Une victime de Beaumarchais (1885)

On est tenté de penser que M. Marin n'est que talon de la tête aux pieds. Il faut croire qu'il a voulu illustrer la Provence, sa patrie, par les dons surnaturels qu'il a accordés au jeune Parangue. C'est quelque chose de vraiment surprenant que les détails dont il a rempli plusieurs ordinaires de sa Gazette, sans
être arrêté ni découragé par le concert unanime des philosophes et de la plus grande partie du public, qui a pris la liberté de se moquer du petit paysan provençal, et de bafouer son historien.
Source : Gallica

Antoine Ricard Une victime de Beaumarchais (1885)

Au retour, sur le soir de la vie, l'homme de la Ciotat ne se rassasie point de revoir ces horizons aimés, ces sentiers, ces chemins, ces bois d'oliviers, ces forêts de pins, ces criques échancrées, cette rade merveilleuse avec son cap étrange, son île alternativement couleur de roche ferrugineuse et verdoyante à la moindre ondée. Marin reprit ces mêmes promenades, qu'il faisait autrefois avec l'abbé Fabre depuis longtemps mort à la peine, il lui semblait qu'il allait à la découverte de son propre pays.
Source : Gallica

Antoine Ricard Une victime de Beaumarchais (1885)

Faites que Marin meure avant qu'il vous oublie.
Il a bien changé, le Marin! Et voyez comme le mal gagne et se propage quand on néglige de l'arrêter dans son principe ! ce Marin, qui d'abord, pour toute volupté, Quelquefois à l'autel, Présentait au vicaire ou l'offrande ou le sel,
quitte la jaquette et les galoches ; ne fait qu'un saut de l'orgue au préceptorat, à la censure, au secrétariat, enfin à la Gazette; et voilà mon Marin, les bras retroussés jusqu'au coude, et pêchant le mal en eau trouble : il en dit hautement tant qu'il veut ; il en fait sourdement tant qu'il peut
Source : Gallica

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