Antoinette Des Houlières,
Poésies de Madame Deshoulières
“ Et si vous me forcez à parler de Vaucluse, Mon cœur tout seul en parlera. Je laisserai conter de sa source inconnue Ce qu’elle a de prodigieux, Sa fuite, son retour, et la vaste étendue Qu’arrose son cours furieux. Je suivrai le penchant de mon âme enflammée : Je ne vous ferai voir dans ces aimables lieux Que Laure tendrement aimée, Et Pétrarque victorieux. Aussi bien de Vaucluse ils font encor la gloire : Le temps qui détruit tout respecte leurs plaisirs : Les ruisseaux, les rochers, les oiseaux, les zéphyrs Font tous les jours leur tendre histoire. ”
