Résumé

Charles Martins Le Mont-Ventoux en Provence, étude d’histoire naturelle

Une foule de plantes amies de l’ombre et de la fraîcheur, que les anciens botanistes avaient signalées sur le Ventoux, reparaîtront dans la suite. Les cultures pourront s’échelonner sur ses flancs, protégées par les forêts contre ce terrible mistral qui brise, couche sur le sol et dessèche toute plante délicate. Le bois de chauffage, dont le prix augmente sans cesse, deviendra plus commun, certaines industries impossibles actuellement pourront renaître, et enfin l’œil ne sera plus attristé par la vue de cette montagne pierreuse qu’on a appelée, non sans quelque raison, une montagne de macadam.
Source : Wikisource

Charles Martins Le Mont-Ventoux en Provence, étude d’histoire naturelle

Des perspectives s’ouvrent d’un côté vers les arêtes nues de la montagne, de l’autre vers la plaine fertile ; les eaux du Rhône scintillent au loin, l’air est traversé par les abeilles bourdonnantes qui s’échappent des ruches étagées au midi contre les rochers. Le thym et les lavandes exhalent leurs parfums pénétrans lorsque le pied du voyageur vient à les fouler. L’œil est charmé de ce contraste qu’on ne trouve que dans le midi : une belle verdure due à la fraîcheur du sol sous un ciel bleu et avec un air sec, chaud et transparent.
Source : Wikisource

Charles Martins Le Mont-Ventoux en Provence, étude d’histoire naturelle

Les choses se passent de même en Provence et en Languedoc. Lorsque les Alpes et les Cévennes sont couvertes de neige, la plage s’échauffe, et le mistral souffle avec une violence incroyable, surtout pendant le jour ; la nuit, le rivage se refroidit par rayonnement, la différence de température entre l’air chaud de la plaine et l’air froid de la montagne tend à s’égaliser, et le vent tombe pour recommencer le lendemain.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature