Résumé

L. Bouvier Revue des Deux Mondes

Au bout de quinze jours de cette charmante vie, reprenant mon attirail de voyageur, je pris congé du plus aimable des hommes, et m’acheminai par la route de Suze, où je vins passer la nuit. Le lendemain, j’étais à quatre heures du matin sur la route du Mont-Cenis, et, à dix heures, je saluai la Grand’Croix, le col oriental du versant italien. Ici, plus aucune trace de bois ni de taillis, mais devant moi un plateau verdoyant, couvert d’une végétation dans tout l’éclat d’une floraison éblouissante.
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L. Bouvier Revue des Deux Mondes

Ouverte du nord-ouest au sud-est, protégée au nord par l’énorme massif de Ronche, cette admirable plaine jouit d’une température beaucoup plus douce qu’on ne saurait l’attendre de son élévation. Souvent, après avoir rencontré au passage du col des brouillards glacés ou subi des tourbillons de neige et de vent, le voyageur est agréablement surpris de trouver plus loin un beau soleil et une température printanière, qui permet aux plus séduisantes fleurs de s’épanouir sur sa route. — En descendant du col, on gagne les bords du lac, le plus grand des Alpes.
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Plus haut viennent des arêtes sans fin, au milieu desquelles s’étalent quelques vallons d’une maigre végétation, et, en dernier ressort, le glacier de Ronche, dominé par la cime pyramidale de Roche-Michel. De cette sommité, on ne découvre aucun point de la plaine du Mont-Cenis, mais, en revanche, on jouit du magnifique relief de la chaîne des Alpes joint à une vue féerique des plaines de la Lombardie. L’ascension de la Roche-Michel exige cinq heures de marche à partir de l’hospice.
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