M. Charles Martins

Résumé

M. Charles Martins Le Tour du monde

Placé sous le méridien de l’Europe centrale et de la presqu’île scandinave, entre 76° 30′ et 80° 50′ de latitude, le Spitzberg est pour ainsi dire la sentinelle avancée de notre continent vers le nord. C’est dans ces îles où l’hiver règne pendant dix mois de l’année que la vie organique s’éteint faute de chaleur et de lumière ; c’est là que le naturaliste recueille les dernières plantes et observe les derniers animaux ; c’est la limite extrême de la Faune et de la Flore européennes. Au delà tout est mort, et une banquise de glaces éternelles s’étend jusqu’au pôle boréal.
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M. Charles Martins Le Tour du monde

Les terres voisines du pôle sud nous offrent, comme celles du pôle nord, l’image non affaiblie de l’époque glaciaire. Les rivages de Sabrina, d’Adélie et de Victoria découverts par Dumont d’Urville et James Ross, sont ensevelis sous les glaciers comme le Spitzberg et le Groenland. La mer est sillonnée par des légions de glace flottantes que les courants entraînent vers le nord. À la Nouvelle-Zélande, Hochstetter a vu, sur la courte pente de la chaîne centrale, des glaciers s’arrêter à 200 mètres seulement au-dessus de l’Océan et entourés d’une riche végétation de fougères arborescentes.
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M. Charles Martins Le Tour du monde

Le soir nous vîmes du rivage notre cathédrale du matin s’incliner lentement, puis se détacher du glacier, s’abîmer dans les flots et reparaître émiettée en mille fragments de glace que la marée descendante entraîna vers la pleine mer.
Tous les voyageurs qui ont vu les glaciers des Alpes ont été frappés du grand nombre de blocs de pierre gisant à leur surface. Ces blocs proviennent des montagnes voisines qui s’écroulent, été comme hiver, et recouvrent le glacier de débris : plus les montagnes qui le dominent sont élevées et plus les débris sont nombreux.
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