Auteur : Jules Leclercq

Résumé

Auteur : Jules Leclercq Revue des Deux Mondes

Nous rencontrons, çà et là, de grands amas de neige qui ont la dureté de la glace. Nous atteignons, tout en nage, à une heure du matin, un plateau de 360 mètres d’altitude, balayé par un vent glacial, sec, pénétrant, qui fige la sueur sur le corps. La température est de 1°,9. De là nous planons sur une terre de désolation, déserte et nue, d’un caractère dantesque, qui représente l’aspect du globe à l’époque glaciaire, avant que l’homme et la végétation n’y eussent fait leur apparition. Ce paysage est d’une telle grandeur qu’il nous arrache à tous des cris d’admiration.
Source : Wikisource

Auteur : Jules Leclercq Revue des Deux Mondes

C’est le site classique du Spitzberg. Quatre fleuves cristallins y tombent à pic dans la mer, et leurs fronts terminaux se présentent comme de vastes murs de glace d’un bleu admirable, hauts de 20 à 30 mètres. C’est un paysage polaire d’une grandiose ampleur. Nous voudrions bien atterrir, mais par ce mauvais temps notre capitaine a hâte de gagner la Baie des Glaces, et nous devons nous borner à contempler du navire cette baie dont la beauté a ravi tous les navigateurs polaires.
La tempête s’accentue encore quand nous reprenons le large. Le navire tangue et roule de plus en plus.
Source : Wikisource

Auteur : Jules Leclercq Revue des Deux Mondes

Tout en fêtant le soleil de minuit, nous dépassons la dernière pointe du Spitzberg, pour prendre le large et aller à la recherche du pack. Or, nous sommes beaucoup plus près du but que nous ne le pensions, car les montagnes du Spitzberg sont encore en vue que déjà, vers une heure du matin, nous voyons l’Océan blanchir au Nord ; c’est le reflet de la Banquise. Cette vue nous cause des sentimens divers : à l’orgueil d’atteindre la grande barrière de glace qui s’oppose à la conquête du pôle, se mêle la déception de la rencontrer trop tôt
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature