Fridtjof Nansen,
À travers le Grönland
“ J’escaladai des monticules rocheux à l’est du campement, où je pensai trouver des lagopèdes. La marche était très pénible sur un terrain aussi accidenté, et nulle part trace de gibier ; finalement j’arrivai sur une colline d’où la vue s’étendait jusqu’à l’inlandsis. Dans ce désert, pas un bruit : un silence immense remplit cette solitude. De tous côtés s’élèvent de hautes montagnes neigeuses coupées par la nappe foncée du fjord. Pas un bois, pas un arbre, pas la plus petite plante, et cependant le paysage est beau, éclairé par une douce lumière. ”
