Résumé

Philippe d' Orléans A travers la banquise, : du Spitzberg au cap Philippe… (1907)

Cette flore nous change un peu du désert de glace que nos yeux sont accoutumés à rencontrer. Nous trouvons des traces de lièvres blancs, de renards, d'oies, de ptarmigans et de lemmings; des ossements et des bois de rennes.
Arrivés à un point culminant (cent soixante mètres) au bord d'un grand champ de glace, nous faisons halte. A l'est et au sud, la mer libre et bleue s'étend à nos pieds. A l'ouest, au contraire, on dirait que la mer s'est figée en une série de vagues séparées par des taches d'eau unie.
C'est une immense baie que bordent de hautes montagnes abruptes.
Source : Gallica

Philippe d' Orléans A travers la banquise, : du Spitzberg au cap Philippe… (1907)

A huit heures, une ligne de brume paraît à l'horizon, dans l'ouest, puis, tout à coup, une chaîne de montagnes se dessine sur le ciel. C'est enfin la terre!
A huit heures et demie, nous la voyons nettement à plus de trente milles et croyons pouvoir déterminer que ce sont les îles Koldewey au sud du cap Bismarck. Elles sont dans le nord-ouest à nous et devant nous, vers le nord, s'étend un chenal ouvert : c'est la route de l'espérance et nous la suivons avec toute l'émotion que l'on éprouve quand on se lance dans l'inconnu.
Source : Gallica

Philippe d' Orléans A travers la banquise, : du Spitzberg au cap Philippe… (1907)

En ce moment, nous faisons bonne route au sud. Aussi, ce
soir, je commence à espérer que le ciel nous favorisera jusqu au bout.
La navigation dans la glace est faite de changements continuels, dans le temps, dans la configuration de la banquise et, par suite, dans l'état d'âme du navigateur. Un jour il fait beau, le soleil luit, la banquise est ouverte : on est heureux, plein de confiance et d'entrain. Le lendemain, la brume est épaisse, les chenaux bouchés : on désespère et l'humeur s'en ressent.
Source : Gallica

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