Otto Nordenskjöld

Résumé

Otto Nordenskjöld Au Pôle antarctique (1905)

L'ouragan fait rage. Du sud-ouest arrivent des rafales terribles qui soulèvent des nuées de neige tellement épaisses que les montagnes distantes d'un kilomètre à peine demeurent complètement cachées. Toute la journée, nous faisons les cent pas autour du canot par une agréable température de 18 degrés sous zéro et dans ce vent déchaîné.
Le soir venu, le sac de couchage est disposé sur la tente étendue elle-même sur la glace ; mouillé le matin, il est maintenant complètement gelé. Nous avons l'agréable sensation de coucher dans un lit dur comme la pierre et froid comme la banquise.
Source : Gallica

Otto Nordenskjöld Au Pôle antarctique (1905)

Jamais, devant notre impassibilité, un observateur ne pourrait soupçonner que nous venons d'apprendre notre sauvetage, notre retour à la vie. Quelques-uns d'entre nous n'éprouvent même pas le besoin de courir aux nouvelles et demeurent dans la cabane; les autres, moins flegmatiques, dévalent à grande vitesse vers la banquise.
Nous voici déjà loin sur la glace et un bon bout de chemin nous sépare encore de la caravane. Elle ne marche donc pas ! Lorsque le groupe des sauveteurs disparaît derrière un monticule, nous avons l'impression d'avoir été le jouet d'un rêve.
Source : Gallica

Otto Nordenskjöld Au Pôle antarctique (1905)

Tellement peu farouches sont ces oiseaux que l'on peut presque les caresser.
Aujourd'hui le ciel est si pur que les montagnes voisines de la baie de l'Espérance sont visibles. Dans le nord, jusqu'à l'île Cockburn la mer est libre; seuls quelques petits glaçons sont en vue.
A sept heures du soir nous battons en retraite. Le soleil, très vif dans la journée, a fondu la couche superficielle de la banquise; sous l'influence du froid nocturne, l'eau provenant de cette fusion a gelé, et la glace est devenue glissante comme du verre. A chaque pas nous risquons une chute.
Source : Gallica

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