Adolf Erik Nordenskjöld

Résumé

Adolf Erik Nordenskjöld La seconde expédition suédoise au Grönland… (1888)

Cette poussière pénétrante était pour nous aussi désagréable que les tourbillons de sable pour ceux qui traversent le Sahara. Le frottement continuel de ces particules neigeuses sur la surface de l'inlandsis avait poli la couche superficielle, constituée par une neige fortement tassée, et lui avait donné l'aspect d'un dallage de marbre ou plutôt d'un tapis de velours blanc. A chaque campement nous creusions pour la cuisine un trou profond dans le glacier; dans ces cavités, je pus étudier la transformation de la neige en glace.
Source : Gallica

Adolf Erik Nordenskjöld La seconde expédition suédoise au Grönland… (1888)

Nous ne vîmes sur le glacier de la Terre du Nord-Est aucun de ces lacs pittoresques, aucun de ces beaux torrents, aucune de ces magnifiques cascades ou sources intermittentes qui avaient fait notre admiration pendant notre exploration de l'inlandsis du Grônland. L'aspect du glacier nous fait même supposer qu'en été rien de pareil ne doit exister au Spitzberg. Sur cette terre polaire, la fonte des neiges est trop peu importante pour donner naissance à des lacs et à des rivières.
Source : Gallica

Adolf Erik Nordenskjöld La seconde expédition suédoise au Grönland… (1888)

Bientôt un gros isberg donne en tourbillonnant contre le champ, qui nous barre la route. En un clin d'oeil l'isberg pousse cet amas de glace devant lui, en débarrasse notre route, et l'entraîne dans le courant. La Sofia, maintenant dégagée, se fraye facilement un passage à travers les blocs que le flot entraîne. Bientôt les glaces deviennent moins épaisses, et à une heure de l'après-midi nous arrivons dans des eaux libres, où le courant avait une allure plus régulière, voyant disparaître avec joie le Tasiusarsoak. Désormais le navire ne trouva plus que quelques glaçons isolés.
Source : Gallica

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