Adolf Erik Nordenskjöld

Élements biographiques

Adolf Erik Nordenskjöld Voyage de la "Vega" autour de l'Asie et de l'Europe… (1883-1885)

Viennent encore quatre ou cinq journées chaudes comme celle-ci, et tout le terrain autour de la baie de Koljutschin sera, je crois, libre de neige. Les illusions d'optique qu'occasionnait ce brouillard blanchâtre éclairé par le soleil étaient très curieuses. Chaque lambeau du sol paraissait une vaste plaine dépouillée de neige ; un brin d'herbe ressemblait à un buisson, et, voyant un renard tout près de nous, nous le prîmes pour un ours gigantesque. Par un tel brouillard, l'action du soleil sur les yeux n'est pas sans inconvénients, malgré les conserves.
Source : Gallica

Adolf Erik Nordenskjöld Notre expédition au pôle Nord et la découverte du passage du Nord-Est

Sous le rapport de la beauté, les côtes septentrionales de la Sibérie sont beaucoup moins bien partagées que le Spitzberg avec ses fiords profonds, qu'entourent des montagnes escarpées, noires et admirablement dessinées, où brillent des glaciers d'une blancheur éclatante ou d'un bleu d'azur. Des glaciers, de l'époque actuelle ou passée, n'ont pas non plus découpé la côte asiatique septentrionale en autant de fiords et de rochers que le Groenland, le Spitzberg et le nord de la Norvège.
Source : Gallica

Adolf Erik Nordenskjöld La seconde expédition suédoise au Grönland… (1888)

Une pareille montagne de glace avait par suite une hauteur totale de 250 mètres.
Un isberg fait toujours une impression grandiose et imposante : soit qu'on le rencontre en pleine mer, où vagues sur vagues se précipitent avec impétuosité sur ses flancs azurés ou blancs de givre, pour retomber impuissantes en flots d'écume, et en centaines de cascades d'une minute; soit qu'on le voie dans un champ de drifis, où les vagues sont plus calmes, avancer au milieu des blocs grands et petits, qu'il pousse devant lui et brise avec un fracas continuel
Source : Gallica

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