Résumé

Adolf Erik Nordenskjöld Notre expédition au pôle Nord et la découverte du passage du Nord-Est

En plein dix-neuvième siècle, à l'époque du télégraphe et de la vapeur, on rencontre ici un champ d'exploration tout à fait vierge, d'une immense étendue. L'Océan qui borde la côte septentrionale de l'Asie depuis l'embouchure de l'Ién isséï jusqu'à Tchaunbay, c'est-à-dire, du 82° au 1700 de longitude, n'a jamais, à l'exception des voyages côtiers entrepris, il y a plus d'un siècle, sur des embarcations plutôt fluviales que maritimes, été sillonné par la quille d'un navire, ni vu la fumée d'un bâtiment à vapeur.
Source : Gallica

Adolf Erik Nordenskjöld Notre expédition au pôle Nord et la découverte du passage du Nord-Est

En effet, ces malheureux Tschuktschis souffrent beaucoup de la faim; plus de phoque, peu de morue, et comme ils n'ont guère l'habitude de songer au lendemain, c'est la famine.
Aussi, chaque matin, nous entourent-ils en nous jetant des regards de convoitise. Ils s'ingénient à trouver des objets d'échange qui puissent avoir quelque attrait pour nous ; des armes, des pelleteries, des parures, des jouets, du poisson, des os de cétacés, des algues, des légumes, etc. Comme quelques-uns d'entre nous paraissaient désirer des os de baleine, voici qu'ils nous en apportent un véritable chargement.
Source : Gallica

Adolf Erik Nordenskjöld Notre expédition au pôle Nord et la découverte du passage du Nord-Est

On avait de là une vue étendue sur la mer ; celle-ci était recouverte sur toute sa surface d'un champ de glace flottante non interrompu, à l'exception de la partie la plus rapprochée du rivage, où l'on voyait un chenal libre qu'une bande de glace barrait toutefois sur plusieurs points d'une façon peu rassurante. La roche plutonique qui forme la montagne a été presque partout divisée à un degré tel par l'effet de la gelée,
que la surface même de la montagne n'est plus qu'un amas gigantesque de blocs anguleux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature