Mer Blanche

Définition et enjeux

Armand Dubarry,  La mer (2e édition) (1896)

“ C'est ainsi qu'on a, en géographie : la mer Blanche, la mer Noire, la mer Jaune, la mer Vermeille, la mer Rouge, dont les eaux ne sont ni blanches, ni noires, ni vermeilles, ni rouges, mais paraissent telles, de temps à autre, lorsque le soleil éclaire les sables, les cailloux, les roches qui sont au-dessous d'elles, ou que les alluvions, les algues, les poissons, les infusoires, les polypes les troublent. ”
Source : Gallica

Portrait de Anatole France Anatole France,  Nos enfants

“ La mer n’amuse pas leurs yeux par ses couleurs fines et changeantes, ni le ciel par les figures colossales et bizarres de ses nuages. Ce qu’ils voient en regardant le large, c’est quelque chose de plus touchant que la teinte des eaux et la figure des nuées : c’est une idée d’amour. Ils épient les barques qui s’en sont allées à la pêche et qui vont reparaître à l’horizon, amenant, avec la crevette à pleins bords, l’oncle, le frère aîné et le père. La petite flottille va montrer bientôt là-bas, entre l’Océan et le ciel du bon Dieu, sa toile blanche ou bise. ”
Source : Wikisource

Portrait de Conrad Malte-Brun Conrad Malte-Brun,  Géographie universelle de Malte-Brun… (1863-1864)

“ La mer Blanche, golfe qui reçoit les eaux douces de trois fleuves considérables, a le plus de disposition à se geler, surtout dans la partie occidentale, se- mée d'îlots et d'écueils. Ses rivages, généralement peu élevés, présentent presque partout des rochers inhospitaliers ou des marais tourbeux. La mer Blanche est, comme la mer de la Nouvelle-Zemble, exposée à des tempêtes épouvantables qui, venant du nord-est, poussent contre les extrémités septentrionales de l'Europe la masse entière des mers inconnues au nord de la Sibérie. ”
Source : Gallica

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