John-Antoine Nau,
Vers la fée Viviane
“ Sur l’eau captive de l’étang où les nuées marines Mirent leur grèbe neigeux et leur nacre grise Ou chatoyante de prismatiques orients, Parfois un goéland chassé par la tourmente S’abat et glisse en la houle des flots moirés Où l’ouragan n’est plus qu’une rude caresse Et les couseuses hantées de songes du large Se diront : « C’est le marin parti le plus loin, — Lequel ? — dont la pensée nostalgique revient Se baigner en le reflet blanc de son village. » Mais comme la pensée d’une âme aventureuse Le goéland, bientôt las du calme, s’envole. ”
