Louis Ménard

Louis Ménard

Résumé

Portrait de Louis Ménard Louis Ménard Poèmes

L’astre de la science éclairera tes pas.
Son feu vivifiant, qui déborde et ruisselle,
Va pénétrer ton être et diriger ton bras.
Rien ne peut t’asservir si lu restes toi-même.
La pensée est ton dieu, l’idéal est ta loi ;
La vertu n’est qu’un hymne et le crime un blasphème :
Tu portes ton enfer et ton ciel avec toi.
Dans une œuvre éternelle incarne ta pensée,
Imprime sur l’airain la trace de tes pas :
Tu te verras grandir, et ton âme, bercée
Par les chants de la mort, ne s’endormira pas.
HARMONIA.
Héraclès, c’est ainsi que tu domptas la terre
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Portrait de Louis Ménard Louis Ménard Poèmes

Viens, mou bien-aimé, c’est moi qui l’appelle !
— Non, celle que je pleure, elle était rose et belle.
— Oh ! je n’ai qu’une heure, et le temps s’enfuit !
Mais la terre est si froide à l’heure de minuit !
Mon petit enfant, viens, voici ta mère.
— Non, ma mère était belle ; elle dort sous la terre.
Et l’enfant tremblant la repousse et fuit.
Mais la terre est si froide à l’heure de minuit !
Triste, elle s’en va sans attendre l’heure ;
Elle ne revint plus visiter sa demeure.
Hélas ! rien ne rend le bonheur détruit.
Mais la terre est si froide à l’heure de minuit !
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Portrait de Louis Ménard Louis Ménard Poèmes

C’est là, parmi les fleurs, sous la brise embaumée,
Qu’Euphorion ouvrit sa paupière charmée.
Saluant la lumière, il contemple, ébloui,
Les changeants horizons qui s’ouvrent devant lui,
Et jette, en secouant l’or de sa chevelure,
Un caressant sourire à toute la nature,
Et ses ailes d’argent volent d’un libre essor
Dans les airs ruisselants d’azur, de pourpre et d’or.
C’est l’heure où le soleil, sous sa voûte profonde,
Baigne la terre en fleurs dans sa lumière blonde ;
Le lac, les champs féconds, les bois mystérieux,
Nagent dans l’éther calme en souriant aux cieux.
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