Marguerite Yourcenar,
Le Jardin des chimères
“ Les nuées grandissent dans le ciel de plus en plus rouge. Le char d’Hélios va plonger dans la mer. Mais retenant ses chevaux impatients du mors, le Dieu arrête son quadrige au bord du rocher d’Icaria. Immobile, le Roi toujours jeune, l’aurige aux cheveux d’or, Celui dont les yeux clairs voient l’infini des temps et des choses, Hélios-Hypérionade se dresse sur l’horizon fulgurant. Le chœur des Océanides se meurt. Tout semble angoissé par une attente silencieuse. HÉLIOS. Ce n’est pas au Néant que tout doit aboutir. ”
