“ Et, au bruit du tonnerre, les Troiens, croyant comprendre la pensée de Zeus tempêtueux, se ruèrent plus furieux sur les Argiens. Comme les grandes lames de la haute mer assiègent les flancs d'une nef, poussées par la violence du vent, car c'est elle qui gonfle les eaux; de même les Troiens escaladaient le mur avec de grandes clameurs; et ils poussaient leurs chevaux et combattaient devant les nefs à coups de lances aiguës; et les Akhaiens, du haut de leurs nefs noires, les repoussaient avec ces longs pieux, couchés dans les nefs, et qui, cerclés d'airain, servent dans le combat naval. ”
Troiens
Définition et enjeux
Les Trojens, figures centrales de la mythologie grecque, incarnent à la fois la résistance héroïque et la tragédie d'une cité assiégée. Homère les présente dans l'Iliade comme des combattants fiers, confrontés aux Akhaiens, tandis qu'Euripide, dans Les Trôïades, met en lumière leur souffrance et leur dévouement à la patrie.
Virgile, dans l'Énéide, ainsi que d'autres auteurs, ont également exploré leur destin, révélant des points de vue divers sur leur rôle dans la guerre de Troie. Ces textes, alliant récits épiques et réflexions éthiques, offrent une vision polyphonique de cette civilisation ancienne.
Citations sur “Troiens”
“ Je reconnaissais autrefois qu’il secourait les Danaens, mais je sais maintenant qu’il honore les Troiens comme des bienheureux, et qu’il enchaîne notre vigueur et nos mains. Allons, obéissez à mes paroles. Traînons à la mer les nefs qui en sont le plus rapprochées. Restons sur nos ancres jusqu’à la nuit ; et, si les Troiens cessent le combat, nous pourrons mettre à la mer divine le reste de nos nefs. Il n’y a nulle honte à fuir notre ruine entière à l’aide de la nuit, et mieux vaut fuir les maux que d’en être accablé. ”
“ Il est mieux de taire les choses honteuses. Que ma muse ne chante pas, plutôt que de célébrer des actions mauvaises ! Mais les Troiens, et c’est la plus belle des gloires, mouraient pour la patrie ; ceux que la lance avait rués, emportés dans leurs demeures par leurs amis, étaient déposés dans la terre de la patrie par les mains de ceux dont c’était le devoir. ”
