“ Et, au milieu de tous, s'avançaient, prêts à combattre, Ainéias Ankhisiade et le divin Akhilleus. Et Ainéias marchait, menaçant, secouant son casque solide et portant devant sa poitrine son bouclier terrible, et brandissant sa lance d'airain. Et le Pèléide se ruait sur lui, comme un lion dangereux que toute une foule désire tuer. Et il avance, méprisant ses ennemis; mais, dès qu'un des jeunes hommes l'a blessé, il ouvre la gueule, et l'écume jaillit à travers ses dents, et son coeur rugit dans sa poitrine, et il se bat les deux flancs et les reins de sa queue, s'animant au combat. ”
Homer
Élements biographiques
Homère, poète épique de la Grèce antique, incarne le génie créateur des origines de la littérature occidentale. L’Iliade et l’Odyssée, attribuées à lui, sont ses œuvres fondamentales, explorant les thèmes de la gloire héroïque, de la destinée humaine et des rapports entre mortels et dieux, en mêlant tragédie et ironie.
Son style, marqué par l’hexamètre dactylique et un langage archaïque, révèle une maîtrise de la narration orale, tandis que les débats sur son existence historique (« question homérique ») soulignent la complexité de son héritage. Figure centrale de la culture grecque, son œuvre a façonné les idéaux de l’éducation et de la poésie, laissant une empreinte durable sur l’imaginaire collectif.
Citations de Homer
“ Je te supplie, Odysseus! Écoute, et prends pitié de moi! Une grande douleur te saisirait plus tard, si tu tuais un aoide qui chante les dieux et les hommes. Je me suis instruit moi-même, et un dieu a mis tous les chants dans mon esprit. Je veux te chanter toi-même comme un dieu, c'est pourquoi, ne m'égorge donc pas. Tèlémakhos, ton cher fils, te dira que ce n'a été ni volontairement, ni par besoin, que je suis venu dans ta demeure pour y chanter après le repas des prétendants. Étant nombreux et plus puissants, ils m'y ont amené de force. ”
“ Et le Priamide Hektôr les menait, semblable au terrible Arès, et il portait devant lui son bouclier égal fait de peaux épaisses recouvertes d'airain. Et autour de ses tempes resplendissait son casque mouvant, et, sous son bouclier, il marchait contre les phalanges, cherchant à les enfoncer de tous côtés. Mais il n'ébranla point l'âme des Akhaiens dans leurs poitrines, et Aias, le premier, s'avança en le provoquant:— Viens, malheureux! Pourquoi tentes-tu d'effrayer les Argiens? Nous ne sommes pas inhabiles au combat. C'est le fouet fatal de Zeus qui nous éprouve. ”
