“ Ménélas. Oui, qu’elle te soit favorable ! Je fais les mêmes vœux. Dieux ! exaucez sa prière ; de nos deux cœurs l’un ne peut être malheureux sans que l’autre partage sa misère. Hélène. Chères amies, nos maux passés ne sont plus rien, nous n’en souffrons plus : je possède enfin mon époux, dont j’ai attendu le retour de Troie depuis tant d’années. Ménélas. Nous sommes enfin l’un à l’autre. Après tant de jours passés dans la peine, la fraude de Junon s’est dévoilée. Mais à présent mes larmes sont de la joie ; elles me donnent plus de plaisirs que de douleurs. ”
Ménélas
Définition et enjeux
Ménélas, figure centrale de la mythologie grecque, incarne le guerrier et l’époux dévoué, liant son destin à celui d’Hélène de Sparte et à la chute de Troie. Euripide le présente comme un personnage oscillant entre la souffrance et l’espoir, confronté aux lois divines et humaines, tandis qu’Ovide explore ses conflits affectifs et sa fragilité.
Émile Verhaeren, quant à lui, immortalise sa silhouette vieillissante dans un poème lyrique. Ces approches diverses, mêlant tragédie et réflexion morale, mettent en lumière une résonance durable de son rôle dans la littérature antique et contemporaine.
Citations sur “Ménélas”
“ Quelle est la raison de cet usage chez les Grecs ? Ménélas. La crainte que les flots ne repoussent sur le rivage l’offrande expiatoire. Théoclymène. Une galère phénicienne des plus légères sera à votre disposition. Ménélas. Ta générosité sera agréable à Ménélas. Théoclymène. Ne peux-tu, sans Hélène, lui rendre ces derniers devoirs ? Ménélas. C’est l’office d’une mère, d’une épouse ou d’un fils. Théoclymène. Ainsi c’est elle que regarde le soin d’ensevelir son époux. Ménélas. On ne peut sans impiété violer les lois envers les morts. ”
“ Ménélas Est-ce une précaution dettes ennemis, ou la force publique d’Argos ? Oreste Ce sont tous les citoyens : en un mot, on veut ma mort. Ménélas Ah ! malheureux ! tu es au dernier degré de l’infortune. Oreste [448] En toi est mon espoir et mon refuge. Toi qui, dans la prospérité, visites notre misère, fais part de ton bonheur à tes amis, et ne garde pas pour toi seul les biens dont tu jouis ; charge-toi, à ton tour, d’une partie de nos maux, et rends les bienfaits que tu as reçus de mon père à ses enfants. ”
