Victor Bérard

Élements biographiques

Victor Bérard,  L’Éternelle Allemagne

“ L’Allemagne, sous ce libre empire de Guillaume II, est comme l’humanité « sous le libre ciel de Dieu : » c’est d’en haut qu’elle doit attendre la règle permanente et la lumière quotidienne ; c’est d’en haut que, tour à tour, tombent sur elle les aurores et les orages, les bénédictions et les colères, les faveurs et les châtimens ; on fait sur sa tête le beau temps et la pluie ; elle n’a qu’à accepter l’une et l’autre et à considérer que la pluie, quand elle en souffre, est indispensable tout de même à la récolte qui pousse, à la fortune de demain. ”
Source : Wikisource

Victor Bérard,  Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)

“ L'île entière est sous nos pieds. Derrière nous, vers la ville, le pays apparaît plat, à peine vallonné, entre les lignes de fauves collines. Parmi les chesnaies, les olivettes et les vignes, brillent les yeux clairs de quelques petits lacs et les miroirs ternis des marécages. Les verdures profondes des plainettes s'enchâssent dans le feuillage gris des peupliers. Jusqu'au pied des montagnes qui l'encerclent au Nord et à l'Ouest, et jusqu'à la mer du détroit, qui la borde à l'Est et au Sud, cette divine plaine du centre de File est toute fleuronnée de lauriers-roses et de cyprès.... ”
Source : Gallica

Victor Bérard,  L’éternelle Allemagne, d’après le livre ou prince de Bülow…

“ « Le principe fondamental de tout le droit public à Rome, dit Fustel, était la souveraineté absolue de l’État, de la « chose publique, » res publica. L’État, la res publica, n’était pas chez les Romains une conception vague, un idéal de la raison ; c’était un être réel et vivant qui, bien que composé de tous les citoyens, existait par soi-même et au-dessus d’eux. Les Romains comprenaient l’État comme un être constant et éternel, au sein duquel les générations d’individus venaient passer l’une après l’autre. ”
Source : Wikisource

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