Résumé

Victor Bérard Révolutions de la Perse : les provinces… (1910)

Longtemps fidèle aux mœurs du nomade, le Roi continue sa vie errante, en partie double, dans ses châteaux d'été et d'hiver, de ville et des champs, en partie quadruple, dans ses résidences de saison, l'hiver aux plaines du Kharoun et du Tigre, l'été aux forêts de la Caspienne, l'automne et le printemps aux combes du dedans et du dehors. Il est des Rois qui, toute leur vie, poursuivent cette transhumance à travers le pâturage de l'empire, dont ils épuisent, canton par canton, les ressources, mangeant leur blé en herbe et leurs peuples en corvées.
Source : Gallica

Victor Bérard Révolutions de la Perse : les provinces… (1910)

Est-ce fidélité héréditaire aux mœurs les plus anciennes de nos ancêtres indo-européens, dont l'humeur, semble-t-il, s'accommodait mieux d'une existence mi-sédentaire, mi-nomade, et dont les culturcs ne fournissaient qu'un appoint à leur principal revenu des troupeaux et des arbres? est-ce au contraire imitation du voisin, du maître arabe et mongol, qui ne comprit jamais que la place d'un homme libre pût être ailleurs que sous la tente mobile et sous le libre ciel?. Tous les montagnards de l'Iran sont nomades, mais d'un nomadisme qui n'est ni constant ni absolu.
Source : Gallica

Victor Bérard Révolutions de la Perse : les provinces… (1910)

Cette aristocratie s'est toujours piquée, non de fanatisme religieux, — le bon Turc n'est presque jamais un fanatique, et le Kurde est toujours détaché des biens de l'au-delà, — mais de culture étrangère. Ce fut le sort de tous les Turcs à travers toute l'histoire : tandis que l'Osmanli se mettait à l'école de l'Europe, le Kachgarien à l'école de l'Inde ou de la Chine, l'Uzbeg à l'école de l'Iran, le Turc azeri a un peu méprisé cette culture iranienne, dans l'admiration de laquelle s'hypnotisaient les sédentaires de la Perse et c'est à l'Europe que, lui aussi, il s'est adressé.
Source : Gallica

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