Claude Anet,
Les roses d'Ispahan: La Perse en automobile à travers la Russie et le Caucase
(1907)
“ Deux d'entre nous détèlent un cheval et se dirigent vers l'oasis qui n'est pas à un kilomètre de nous. A peine ont-ils marché cinq minutes qu'ils reviennent. L'oasis, les verdures fraîches, la brise ne sont qu'illusion ; nous sommes entourés de sables brûlants. La fatigue nous accable. L'un de nous dort couché sous la diligence. D'autres descendent un instant ; le sable maintenant est si chaud qu'on ne peut le tenir dans la main. Il faut rester à l'abri de la voiture. Nous envoyons Aimé, à cheval, chercher des bêtes de renfort à Kachan, car nos chevaux sont incapables du moindre effort. ”
