Claude Anet,
Feuilles persanes; La route du Mazandéran…
(1924)
“ Je les suis de terrasse en terrasse, et Morteza sur mes talons, et je m’arrête au bord d’un ruisseau coulant sous les arbres.La journée est radieuse. Je vois entre les branches la vallée s’abaisser au-dessous de moi brusquement ; la rivière distante s’en aller au loin en mince filet d’argent qui brille au soleil. Les montagnes ferment l’horizon. L’air est chaud, mais sec et léger ; une atmosphère d’un gris tirant sur le bleu baigne ce vaste et tranquille paysage. Je reste étendu, mais je ne puis dormir, car à ma fatigue se mêle un énervement que connaissent ceux qui ont voyagé en Perse. ”
