Georges Ducrocq, Le journal de Soleiman (1924)
“ Nos femmes n'ont pas désappris sous la tente la patience et l'habileté de leurs aïeules. Chaque année des milliers de carpettes, de tapis de prière et de galeries quittent la Perse à destination de l'Europe ou de l'Amérique. Sous le ciel gris d'Occident, dans les villes noires de fumée, dans les pièces qu'assombrit le brouillard, nos tissus, saturés de couleurs, apportent le soleil. L'étranger nous méprise, mais il a besoin de nos roses pour les fouler aux pieds. La fantaisie et la grâce disparaîtraient de ce monde si l'Orient n'existait plus. ”
