Khorezm

Définition et enjeux

Petr Kouznetsov La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)

Ce fut le sort de la capitale du Khorezm, Gourgandj, pour sa défense opiniâtre ; plus de 100.000 artisans furent envoyés « dans des pays orientaux», où ils formèrent diverses colonies (2) ; les jeunes femmes et leurs enfants furent emmenés en captivité, le reste de la population fut anéantie. Plusieurs autres villes khorezmiennes furent inondées par suite de la destruction des digues. On croit que ce fut là la cause de la dérivation de l'Amou-Daria vers la Caspienne pendant trois siècles. Le Khorezm souffrit des Mongols plus que tout autre pays de l'Asie Centrale
Source : Gallica

Petr Kouznetsov La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)

Le goût de l'instruction était particulièrement vif chez les Khorezmiens, et il coïncidait avec la prospérité économique. A la fin du Xe siècle, on trouvait rarement un jurisconsulte, un théologien ou un professeur d'humanités qui n'eût pas quelque élève du Khorezm (3) .
Tant que la population de l'Asie Centrale n'avait pas été tout à fait conquise par l'islamisme, la théologie n'absorbait pas la vie intellectuelle
Source : Gallica

Petr Kouznetsov La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)

On recherchait les esclaves russes, dont on estimait fort la puissance du travail ; aussi appartenaient-ils presque tous à des khan ou à de hauts dignitaires (3) ; Dès le Xe siècle, Istahri et Makdissi mentionnent des esclaves slaves en Asie Centrale, dans le Khorezm. Le commerce de ces esclaves se faisait alors par l'intermédiaire des Bulgares de la Kama (4) . Pendant les derniers siècles, les principaux fournisseurs d'esclaves russes pour l'Orient étaient les Turkmènes et les Kirghiz ; les premiers en capturaient sur la Caspienne, les seconds dans le voisinage de l'Oural et de la Sibérie.
Source : Gallica

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