Léon Gozlan

Léon Gozlan

Résumé

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Le capitaine Maubert (1866)

« Je n'aurai jamais le courage de rester jusqu'au bout de la cérémonie, dit Francis, en se cachant la tête dans ses mains et en étouffant ses sanglots contre le marbre de la colonne où il s'appuyait. Mais j'ai promis à Constance d'être là quand elle prononcera ses vœux; il faut que je reste. De la force, mon Dieu ! de la force ! car mes jambes fléchissent et mon cœur s'en va.
Rester ! il faut donc que je la mette dans la terre !
C'est trop, mon Dieu ! » Il était du devoir de M. l'abbé de Saint-Étiennedu-Haut-Pas de faire une nouvelle allocution aux religieuses.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Le capitaine Maubert (1866)

Dieu seul sait au juste ce qui se passa dans l'âme de Francis de Cramayenne, à la fois prêtre par le titre, homme par le cœur, soldat par hasard; à la fois retenu, lié, enchaîné par des vœux éternels, libre aussi de prendre Constance dans ses bras, de la presser sur son cœur, d'en être le possesseur et le maître, et forcé de se décider surle-champ, à la minute, en présence de cette terrible Convention nationale, dont les désirs étaient des ordres, qui venait de lui dire : « L'une de ces deux femmes est à toi : Choisis ! » Elle était
galante ce jour-là, la Convention.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Le capitaine Maubert (1866)

Moi, je préfère les mets indiens. Essayez-en, que je voie votre grimace. Allons, je vous en prie.
— Ceci nous fait vieux, mon bon Cramayenne, dit M. de Kermaji à son ami, en lui montrant les deux jeunes gens assis en face d'eux.
— Voyons, ma chère Louisiane, voudrais-tu entrer au couvent?
— Au couvent ! au couvent ! répondit Louisiane en bondissant comme si elle eût encore été assise sur le dos nerveux de son tigre.
— Entendons-nous, ma bonne amie, dans un couvent de Paris.
— Voulez-vous me tourmenter, mon père?
— Rassure-toi; ce n'est point pour devenir religieuse.
Source : Gallica

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