Bois de Vincennes

Définition et enjeux

Marguerite Coleman Les jardins de Paris (1929)

Malgré tout cela, le Bois de Vincennes est délaissé des snobs et des mondains qui vont à la promenade moins pour jouir de la nature que pour patiner, parader, flirter, exhiber leurs atours; qui veulent un autre bois que celui-là, un bois pimpant, coquet, luxueux et fait à leur image. Ajoutons que la plupart des Parisiens vont aussi, de préférence, au Bois de Boulogne, moins éloigné du centre et par cela même plus accessible à tous. Si bien que la promenade de Vincennes semble presque exclusivement réservée aux populations voisines de ces parages, ainsi qu'aux habitants des proches banlieues.
Source : Gallica

Marguerite Coleman Les jardins de Paris (1929)

Cette théorie de l'art des jardins semble être devenue la règle qui présida aux transformations du Bois de Vincennes. En effet, les larges et splendides allées à l'ombre desquelles le promeneur aime à se reposer sur des bancs rustiques; les magnifiques futaies où se retrouvent les rois de la flore forestière : bouleaux, chataigniers, tilleuls, chênes, tous ces ombrages, pour savamment groupés qu'ils soient, n'en gardent pas moins un aspect naturel et sauvage bien séduisant. On aime à les voir étendre ici leurs rameaux sans contrainte, croître eux-mêmes en toute liberté.
Source : Gallica

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