Emma Bailly

Élements biographiques

Emma Bailly,  Les ménages militaires. Le mariage du trésorier (1876-1878)

“ N'osant pas être épris de Valérie par timidité, ne voulant pas devenir
amoureux de Judith par scrupule, je laisse la première s'enamourer d'un officier qui n'a que la cape et l'épée, comme je n'ai, moi, que la cape et la plume, et la seconde m'est enlevée par un jeune gandin dont la bourse est aussi pleine que le cœur vide. Plumitif, pauvre plumitif, ces belles amours ne sont pas faites pour toi !
Ce soir-là, et quoi qu'il en eût, les roulades de mademoiselle de Clarande nuisirent singulièrement aux élucubrations versifiées d'Edmond Gaussens.
”
Source : Gallica

Emma Bailly,  Une fille laide (1878)

“ Le grand levier vous aidera à soulever autour de vous les idées et les choses, à faire le bien et le beau.
Elle secoua la tête.
- Non, non, je suis trop faible pour l'horizon que vous m'ouvrez. Avant d'y faire un pas en avant, je m'en épouvante. Si c'était Paula.
Aubin tressaillit, et d'une voix troublée : — Si c'était Paula!. Ne faites jamais ce souhait imprudent ; ne prononcez pas ce mot de regret ! La marquise avait bien jugé, du fond de son austère pénétration, que la nature de Paula, toute d'entraînement et de charme, porterait mal le dangereux fardeau de la fortune.
”
Source : Gallica

Emma Bailly,  Les ménages militaires. Le mariage du trésorier (1876-1878)

“ Tarasque ! grommelait le Méridional en mâchonnant sa grosse moustache noire; ce gaillard-là est plus inflammable qu'une torpille et plus imprudent qu'un lézard! Il courtise une héritière et se passe la douceur d'une petite maison dans le bois, très-gentiment habitée, ma foi ! C'est trop de moitié. Ah ! le Sardanapale !
Moi, naïf, qui le comparais à Scipion ! Cela m'apprendra à le croire meilleur que nous.
Qu'eût-il donc pensé, le digne Périllas, s'il eût connu certains détails de la découverte scabreuse
dont mademoiselle Eudoxie Boinvilliers avait eu les prémices !
”
Source : Gallica

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