Camille Pert,
Le Bonheur conjugal
(1905)
“ Étiennette avait à peine dix-huit ans que déjà la course au mari riche, digne de ce trésor, battait son plein. Deux fois, papa et maman, en chasseurs vigilants, ramenèrent un précieux gibier ; mais, à leur grand désappointement, Étiennette, tout à coup devenue stupide, maussade et gauche, le laissa échapper ou même le fit fuir. C’est que la fillette, dès son adolescence, et même peut-être avant, aimait. Elle aimait un humble garçon, pauvre plus qu’il est permis de l’être, sans avenir, d’une naissance irrégulière, d’une faible santé, et qui était loin d’être beau. ”
