Camille Pert

Camille Pert

Résumé

Portrait de Camille Pert Camille Pert Le Bonheur conjugal (1905)

Il voulut que l’on ne vît point en elle une femme, son épouse, mais un nouveau camarade plus jeune, que l’on tâcherait de mettre très vite en communion avec l’ambiance.
Docile, désireuse de plaire à son mari, Renée accepta gaiement l’épreuve : elle ne se doutait pas de ce que celle-ci pouvait être.
Ces conversations libres, ces théories de jeunes arrivistes développées sans contrainte, la brutalité de leur pensée, la trivialité de leurs termes, le cynisme tranquille avec lequel ils envisageaient la vie, l’amour, la femme, la famille, la société, bouleversèrent profondément la jeune femme.
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Portrait de Camille Pert Camille Pert Le Bonheur conjugal (1905)

Il est une thèse fort goûtée des maris et qu’ils développent en toute occasion propice ; c’est celle de l’épouse fidèle, indulgente à toutes les faiblesses, pardonnant toutes les tromperies du mari et, par là, le retenant, ramenant à elle l’affection de celui-ci.
C’est à la fois très vrai et très faux.
Il est certain qu’un homme peut avoir une maîtresse ou se plaire à des passades de droite et de gauche, tout en conservant pour sa femme une profonde, une réelle affection, même par instants un amour, un désir sincères.
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Portrait de Camille Pert Camille Pert Le Bonheur conjugal (1905)

Belle, le cœur exquis, elle avait aimé et inspiré à un jeune homme un amour d’abord très vif, mais qui s’enfuit vite, chassé par tout ce que des fonctions sérieuses, un côté d’existence tout pratique apportent de dépoétisant dans une femme, lui enlèvent de charme, de coquetterie, de frivolité séduisante.
Je me suis trouvée aussi dans l’intimité d’un docteur et d’une doctoresse, époux qui s’entendaient à merveille. Mais le secret de cette union solide tenait à ce que leurs intérêts seuls et une simple amitié les liaient.
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