J Morel de Rubempré, Physiologie de la première nuit des noces (1846)
“ Mais si la jalousie messied à un homme marié, elle ne messied pas à un amant ; comme une pincée de coquetterie bien délicate relève les charmes d'une femme, une petite pincée de jalousie bien ménagée donne un grand relief à l'amour. Un homme qui n'en a point du tout ne doit pas tant sa sécurité à la profonde estime qu'il a pour sa maîtresse, qu'à une sotte stupidité, ou bien à une extravagante opinion qu'il a de son propre mérite, il est naturel de crain ire la perte d'un bien qu'on croit d'une grande valeur, et c'est estimer réellement que d'être jaloux avec sobriété. ”
