J Morel de Rubempré

Résumé

J Morel de Rubempré Physiologie de la première nuit des noces (1846)

Mais si la jalousie messied à un homme marié, elle ne messied pas à un amant ; comme une pincée de coquetterie bien délicate relève les charmes d'une femme, une petite pincée de jalousie bien ménagée donne un grand relief à l'amour. Un homme qui n'en a point du tout ne doit pas tant sa sécurité à la profonde estime qu'il a pour sa maîtresse, qu'à une sotte stupidité, ou bien à une extravagante opinion qu'il a de son propre mérite, il est naturel de crain ire la perte d'un bien qu'on croit d'une grande valeur, et c'est estimer réellement que d'être jaloux avec sobriété.
Source : Gallica

J Morel de Rubempré Physiologie de la première nuit des noces (1846)

Le cœur ne se trouve-t-il point déjà enchaîné à un objet étranger vers lequel, malgré même la voix impérieuse du devoir, il ne pourra peut-être jamais se défendre de pousser de profonds et ardents soupirs? En un mot; le mari et la femme seront-ils l'un envers l'autre, sous ce dernier rapport, de véritables époux ou seulement des simulacres d'époux?
Il est des épouses irrévocablement captivées par des amants, lesquelles parcourent les plus longues
années avec los maris les plus accomplis, sans qu'elles puissent jamais recevoir de ceux-ei la moindre sensation de volupté physique.
Source : Gallica

J Morel de Rubempré Physiologie de la première nuit des noces (1846)

Il est des personnes qui captivent le cœur par des sortes de non sens, que l'on qualifie alors d'agréables ingénuités. Pour celles-ci, l'esprit brillant, les talents transcendants et le génie , deviennent des attraits tout-puissants; pour celles-là , ces précieux dons ne sont que follles rêveries , vain pédantisme et causes du plus mortel ennui. Chez telle personne, nous verrons l'innocente pudeur attiser vivement les feux de l'amour; chez telle autre, ce era un dévergondage outré qui viendra allumer les sens de passions plus ou moins délirantes.
Source : Gallica

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