J Morel de Rubempré Physiologie de la première nuit des noces (1846)

Mais si la jalousie messied à un homme marié, elle ne messied pas à un amant ; comme une pincée de coquetterie bien délicate relève les charmes d'une femme, une petite pincée de jalousie bien ménagée donne un grand relief à l'amour. Un homme qui n'en a point du tout ne doit pas tant sa sécurité à la profonde estime qu'il a pour sa maîtresse, qu'à une sotte stupidité, ou bien à une extravagante opinion qu'il a de son propre mérite, il est naturel de crain ire la perte d'un bien qu'on croit d'une grande valeur, et c'est estimer réellement que d'être jaloux avec sobriété.
Source : Gallica

J Morel de Rubempré Code préservatif de la syphilis ou maladies vénériennes… (1830)

Il est, parmi les personnes qui n'ont point fait une étude spéciale de la syphilis, une erreur préjudiciable qu'il importe de signaler ici : c'est de ne voir cette maladie que dans le symptôme déterminé par la véritable cause interne, c'est-à-dire le virus vénérien , et de se contenter ainsi de s'attacher à combattre les effets, sans s'occuper de détruire dans la profondeur de l'économie l'agent morbifique qui, tôt ou tard, déterminera des désordres internes ou externes infiniment plus graves que ceux que l'on n'a que palliés.
Source : Gallica

J Morel de Rubempré Physiologie de la première nuit des noces (1846)

Le cœur ne se trouve-t-il point déjà enchaîné à un objet étranger vers lequel, malgré même la voix impérieuse du devoir, il ne pourra peut-être jamais se défendre de pousser de profonds et ardents soupirs? En un mot; le mari et la femme seront-ils l'un envers l'autre, sous ce dernier rapport, de véritables époux ou seulement des simulacres d'époux?
Il est des épouses irrévocablement captivées par des amants, lesquelles parcourent les plus longues
années avec los maris les plus accomplis, sans qu'elles puissent jamais recevoir de ceux-ei la moindre sensation de volupté physique.
Source : Gallica

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