Virus syphilitique

Définition et enjeux

Portrait de Joseph Rollet Joseph Rollet Traité des maladies vénériennes (1865)

Une première infection syphilitique rend l'organisme inapte à en subir d'autres : voilà l'immunité. Quant au moyen de la constater, il nous est fourni par l'inoculation; car, comme conséquence de cette immunité, le virus syphilitique d'un individu n'est inoculable ni à l'individu lui-même, ni à aucun autre sujet syphilitique.
Le caractère le plus important du viras syphilitique, surtout lorsqu'on étudie ce virus dans ses rapports avec les principes contagieux du chancre simple et de la blennorrhagie, c'est donc qu'il est irréinoculable.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Rollet Joseph Rollet Traité des maladies vénériennes (1865)

Que faut-il, en effet, pour qu'un sujet quelconque soit rendu inapte à subir l'influence de la syphilis ? Il faut, comme nous le verrons plus loin, une inoculation, une seule inoculation pratiquée avec le virus syphilitique. Qu'un malade ait la syphilis, un chancre syphilitique, un seul chancre de cette espèce, et le voilà avec une immunité des mieux constatées : le voilà inapte à être réinoculé avec son propre pus, inapte à être réinoculé avec n'importe quelle autre matière contagieuse syphilitique.
Source : Gallica

Alexandre Auzias-Turenne La syphilisation (1878)

«De toutes les préventions élevées contre la vaccine, c'est peut-être la plus spécieuse quoiqu'elle ne soit pas mieux fondée que les autres. »
« Il en est de même de tous les virus, et la question était résolue par l'analogie, longtemps avant qu'elle ne le fût par l'expérience. Chaque virus transmet la maladie d'où il provient et rien de plus, quel que soit d'ailleurs l'état du malade. Le virus syphilitique transmet la syphilis, le varioleux la variole, et ainsi de tous les autres. Mais on ne les a jamais vus se confondre ou se combiner, et donner lieu à des effets combinés. »
Source : Gallica

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