Alfred Fournier

Résumé

Alfred Fournier De la contagion syphilitique (1860)

Si l'on suit la filiation de la syphilis, l'on ne tarde pas, malgré les difficultés qui encombrent ce genre de recherches, l'on ne larde pas, dis-je, à reconnaître que la maladie se propage, en général, en rayonnant du camp des filles publiques sur les autres femmes. C'est un mari, par exemple, qui prend la vérole d'une prostituée, et rapporte la maladie dans le kit conjugal. Plus souvent, c'est un jeune homme qui s'oublie un soir avec une fille, contracte un chancre, et le porte à sa maîtresse, qui le communique à son tour à un ou deux amants.
Source : Gallica

Alfred Fournier De la contagion syphilitique (1860)

Jamais, dans aucun des cas où j'ai eu l'occasion de remonter à l'origine d'un chancre, je n'ai rencontré comme ascendant ni la blennorrhagie, ni la balanite simple, ni la posthite, ni le bubon , la dartre, les végétations, non plus qu'aucun de ces mille accidents d'origine vénérienne ou autre, que l'on regardait autrefois comme susceptibles de produire l'infection; c'est toujours au contraire, et avec une remarquable constance, au groupe des symptômes précités qu'appartenait la lésion originelle d'où dérivait le chancre.
Source : Gallica

Alfred Fournier De la contagion syphilitique (1860)

Je le crois d'autant plus, qu'entre toutes les maladies il n'en est pas une qui, au môme degré que la syphilis, s'empare du malade, fasse corps, pour ainsi dire, avec lui, s'ajoute à sa constitution , à son être, crée une diathèse aussi tenace, aussi persistante, et comme un véritable tempérament nouveau. La récidive doit être l'exception pour la syphilis au même degré, sinon plus, que pour la variole, la scarlatine, la fièvre typhoïde, et cela en vertu des mêmes principes pathogéniques.
Source : Gallica

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